Goupil Connexion s'exporte ce printemps 2012 à Montpellier pour "l'Animal en Ville"

Goupil Connexion s’exporte ce printemps 2012 à Montpellier pour "l’Animal en Ville"

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l’animal dans la ville

Une première pour nous : à la demande de la mairie de Montpellier, aux côtés d’autres stands qui parlaient au nom des animaux domestiques des rues et le leur protection -chats libres, SPA, VPT : vétérinaires pour tous, clubs canins agility, NAC et pigeons des rues, lpo, etc...-, nous étions une petite dizaine de motivés de Goupil ce samedi de Pâques à parler et montrer aux passants entre Corum - Esplanade - Polygone, l’importance de la nature sauvage en ville... et pour commencer, apprendre à en être curieux, à la connaître mieux, à s’en émerveiller... Et chercher ensemble, urbains comme non urbains, à en prendre encore plus soin, dans l’intérêt princeps des humains, évidemment.

Le 7 avril 2012 donc, à l’Animal dans la Ville, nous tenions un stand pour parler de la biodiversité urbaine au quotidien, des gestes chouettes pour lui venir en aide et des nombreux éclopés "urbains et sauvages pourtant" que nous avons réceptionnés en 2011 à l’Hôpital Faune Sauvage de Ganges (80 animaux à plumes et poils en détresse - blessés ou orphelins - sont venus de Montpellier Agglo sur près de 500 en 2011 : écureuils, hérissons, chauves souris, oiseaux... sans oublier parler des pigeons et canards des villes qui ont un statut intermédiaire d’animaux domestiques). Ce qui a fait en 2011, 16 % des entrées.

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stand de goupil

Sous un joli soleil de Pâques et les premières feuilles et fleurs, nous avons rencontré un grand nombre de visiteurs extrêmement variés, venant des 4 coins de France et du monde...

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Fantastique cette jolie diversité humaine qui habite et arpente les villes, notre douce France et non moins douce Europe... Des islandais, des anglais, américains, allemands, espagnols, japonais, africains, indiens... et des Montpelliérains... tous avaient des choses à dire et à faire des petites bêtes qui croisent leurs vies ici.

Agir pour faciliter la vie des martinets, hirondelles, petits ducs, chouettes hulottes, chevêches et effraies, mésanges, merles, écureuils, hérissons des villes, installer les plus petites réserves naturelles sur nos balcons et jardins publics pour accueillir les insectes et petites bêtes, premières briques d’une biodiversité à apprendre à aimer et renforcer. Il y en a des gestes chouettes à portée de toutes les mains pour que le XXIème siècle ne dégrade pas plus si ce n’est restaure ce que les dernières 50 années ont contribué à détruire... Sans le savoir ni le vouloir parfois.

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On trouve par exemple à Montpellier -entre biens d’autres- des huppes fasciées, des rolliers, des loriots, des cigognes et des cormorans qui survolent la ville... c’est fou tous ces animaux sauvages, migrateurs ou sédentaires, qui croisent nos vies et qui font nos nuits si belles. Écoutez les petits ducs, seuls hiboux migrateurs qui viennent d’arriver tout juste du Sahel et qui lancent du haut des micocouliers de la ville leur chant flûté.

Tous ces petits et grands îlots de nature libre en ville sont à prendre en compte et à développer, prendre soin si ce n’est chérir pour notre bonheur collectif.

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La nature n’est pas qu’à la campagne ni dans les Parcs Naturels ou les zoos !


Et si l’on commençait à s’en préoccuper aussi en ville, à Montpellier la surdouée ?

Corridors écologiques intra-muros pour éviter les écrasements systématiques... Il y en a bien trop pour en être heureux en 2012. On les appelle désormais Trames Vertes et Bleues... Et il y a du travail sur la planche pour tous.

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Réduction drastique de l’usage des pesticides, au niveau des collectivités locales pour commencer, ce qui serait déjà une avancée réelle pour changer de registres. Le tout "hygiène - protection des populations" ne signifie pas pour autant le désert et la mort de l’environnement mal connu tout autour. Bien au contraire. Le danger sera toujours dans la simplification extrême des milieux.

Les poisons (pesticides comme insecticides ou morts aux rats) non sélectifs doivent être bannis sur XXIème siècle. On "nettoie" un lieu en tuant les rats et toute la chaîne des prédateurs prévus pour : cela va des chats domestiques, des rues ou des maisons, bien nécessaires limitateurs des rongeurs en passant par les chouettes, genettes et autres fouines habitant les villes.

Des nichoirs à abeilles solitaires - hyper pédagogiquescar non piqueuses - à installer dans les parcs et jardins des villes.

La protection des oiseaux nichant en façade ou sous les toits urbains (martinets, hirondelles etc...) avec pose de nichoirs. La question des vitrages - façades vitrées à protéger des collisions.

Volet pédagogique des natures urbaines : donner à connaître la complexité du monde des villes et de tous ses habitants avec qui nous partageons nos vies... Animations, projets éducatifs à proposer avec les écoles de la ville pour installer - équiper des jardins urbains ou des cours d’école pleines de vies.

Une compensation biodiversité à installer et inventer lors des nouvelles constructions sur tous les terrains à bâtir... qui sont partagés avant même que le permis de construire soit acquis avec bien d’autres non humains. Trouvez de nouvelles manières d’habiter ensemble sur la planète en commençant dans sa maison, son immeuble, son quartier, son école. Cela ne peut que nous rendre encore plus heureux. Dès 2012... n’attendons pas 2050, les jeunes générations et celles à naître seront encore plus dans la galère pour restaurer tous ces mondes non humains qui nous font la ville et la vie belle, riche et durable.

Sans oublier la pollution lumineuse, l’hyper illumination des villes et agglomérations humaines qui éclairent bien trop nos nuits étoilées.
Outre des problèmes économiques (une toute récente loi doit commencer à faire éteindre en juillet 2012 des enseignes publicitaires la nuit), la disparition de la nuit noire pose d’énormes problèmes à tous les animaux nocturnes (des papillons, chauves souris, oiseaux) mais aussi aux humains (perte des rythmes nycthéméraux)...

etc, etc... les chantiers sont déjà consistants pour les générations actuelles... sans parler de celles qui naissent à peine !

Assez parlé, au travail tout un chacun en commençant là où l’on vit tous les jours.


Levez le nez, ralentissez, observez, devenez curieux... Nous ne sommes pas seuls ! La vie est vraiment trop belle pour ne pas s’en émerveiller tous les jours et d’en faire quelque chose d’encore plus magique .


Bilan très positif pour cette première pour nous.

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Une très bonne ambiance où les jeunes qui travaillent cette année à nos côtés, nous ont rejoint, comme Thibaut et Camille. Thibaut proposé une animation "à la découverte de la nature sauvage de l’Esplanade"...

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Nous y reviendrons, c’est sûr, avec des animations plus encore époustouflantes... comme l’exploration de la beauté du monde des lichens des villes, ou d’une mousse à la recherche des tardigrades... ou des abeilles solitaires, sacré pollinisatrices invisibles, du monde des fourmis...

Bon printemps à tous. Que vos jours soient lumineux en cet avril 2012.


L’Hôpital pour la Faune Sauvage sur Ganges développé et géré au quotidien par Goupil Connexion vous invite le dimanche 15 avril 2012 à St Bauzille de Putois pour un relâché après soins de 6 rapaces soignés et prêts pour une deuxième chance dans la vie : le RV est à 11 H au fond du Parking des Grottes des Demoiselles. 5 Buses variables et 1 faucon crécerelle repartiront en ce printemps 2012 pour continuer leur vies d’oiseaux libres. Venez les soutenir.

Pour nous accompagner lors de la liberté retrouvée de 5 buses variables et 1 faucon crécerelle