Infestation de la faune sauvage aviaire par les Hémosporidies : Enquête et rétrospective auprès du centre de sauvegarde des Cévennes entre 2011 et 2018

Infestation de la faune sauvage aviaire par les Hémosporidies : Enquête et rétrospective auprès du centre de sauvegarde des Cévennes entre 2011 et 2018

Thèse présentée et soutenue publiquement devant LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE CRÉTEIL le 3 Décembre 2019 par Camille Denise Martine Laetitia EHKIRCH.

Les hémosporidies constituent un ordre de parasites de première importance puisque leur répartition est mondiale, qu’ils utilisent comme hôtes une grande partie des taxons de vertébrés terrestres et qu’ils se servent d’arthropodes piqueurs variés (culicidés, cératopogonidés et hippoboscidés) comme vecteurs. Chez les oiseaux, la grande diversité des genres et des espèces d’hémosporidies permet l’infestation de beaucoup d’espèces, chez qui ces parasitoses peuvent induire des lésions qui influencent leur capacité de reproduction ou induisent un retard de croissance, pouvant diminuer considérablement leur espérance de vie. Parmi les hémosporidies des oiseaux, il existe les genres Hæmoproteus, Leucocytozoon et Plasmodium. Tandis que les Plasmodiidés sont bien étudiés chez l’Homme, les données précises manquent concernant les caractéristiques épidémiologiques des Plasmodiidés, des Haemoprotiidés et des Leucocytozooidés chez les animaux et plus particulièrement chez les oiseaux en France. En effet, la majorité des études réalisées jusqu’à ce jour consistent en des observations ponctuelles, des données épidémiologiques limitées à une seule espèce aviaire, généralement élevée en captivité. L’objectif de cette étude était, dans un premier temps, de dresser un état des lieux de l’infestation parasitaire par des hémosporidies de l’avifaune sauvage admise dans un centre de soins du sud de la France de 2011 à 2018. L’objectif était également de déterminer les principales caractéristiques épidémiologiques telles que les espèces aviaires infectées (hors rapaces et corvidés qui ont été traités dans une autre étude), leur catégorie d’âge (juvénile, adultes), la nature du portage (spécificité, pluralité de l’infestation notamment), les influences climatiques éventuelles en distinguant les espèces vivant dans des zones humides de celles vivant dans les forêts et les bosquets. Enfin, cette étude avait pour but de proposer des mesures adaptées pour réduire les probables risques sanitaires et/ou écologiques de l’hémosporidiose pour l’avifaune sauvage accueillie dans ce centre de soins. Pour répondre à ces objectifs, une étude bibliographique a été réalisée afin de présenter les différents genres d’hémosporidies qui peuvent être identifiés chez les oiseaux ainsi que leurs effets sur ces derniers, et les facteurs intrinsèques et extrinsèques semblant jouer un rôle dans leur infestation. Parallèlement, les arthropodes vecteurs de ces parasites, indispensables pour la propagation des hémosporidies, ont également été présentés. Dans un deuxième temps, une étude épidémiologique rétrospective a été réalisée grâce à la collaboration entre l’hôpital de faune sauvage Garrigues-Cévennes appartenant à l’association Goupil Connexion et le Muséum National d’Histoire Naturelle. En effetce centre de soins a créé une banque de données hématologiques de la faune sauvage, notamment des oiseaux qui y sont soignés et qui sont étudiées par le Muséum National d’Histoire Naturelle, afin de rechercher la présence et de d’identifier d’éventuelles hémosporidies.

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