Le premier JOUR de la NUIT, ça vous dit ?

Le premier JOUR de la NUIT, ça vous dit ?

C’était le 24 octobre 2009 que nous nous sommes retrouvés, comme sur 300 autres sites nationaux, à Brissac, au parc exactement... sur un programme "convivial, sympathique et génial" concocté entre Richard Schnitzler, 1er adjoint de la mairie de Brissac, David Amill, responsable régional de l’ANPCN et de l’Astro Club Orion et nous à Goupil, nous tous amis de la nuit depuis... la nuit des temps.

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l’affiche du J de la N

Pour la 1ère fois en France, la nuit noire va être célébrée de manière massive grâce à plus de 300 manifestations partout en France :

- plus de 150 villes et villages témoigneront de leur volonté de protéger la nuit noire et d’économiser l’énergie en éteignant une partie ou l’intégralité de leur éclairage public pour quelques heures, toute la nuit ou même tout le week-end !
- plus d’une centaine d’animations astronomiques seront l’occasion d’admirer la beauté et la fragilité du ciel étoilé
- plus d’une cinquantaine de sorties nature nous inviteront à partir à la découverte de la biodiversité nocturne, trop souvent méconnue
- plus d’une vingtaine de conférences, débats publics et expositions permettront de mieux comprendre la pollution lumineuse, la nécessité d’économiser l’énergie…
Pour consulter la carte des manifestations et le tableau des activités"
ou en savoir plus, voici une dépêche AFP du 20 octobre 2009

Retiens la nuit : haro sur la pollution lumineuse ce samedi 24 octobre 2009.

Les lumières artificielles rendent la nuit de moins en moins noire, un vrai problème pour les hiboux et les astronomes et un gâchis énergétique, déplorent des associations qui organisent samedi de nombreux événements en France afin de sensibiliser le public à la "pollution lumineuse".

Pour cette première édition du "Jour de la nuit", plus de 300 animations sont prévues - observation des étoiles, extinction des lumières dans les lieux publics, ballades nocturnes dans la nature, soirées-débat, selon l’ONG Agir pour l’environnement, coordinateur de l’événement.

Quelque 150 villes, dont Lyon, Nancy, Rouen, Lille, Bordeaux ou Annecy, se sont engagées à éteindre une partie de leur éclairage public à cette occasion.

Il s’agit de mettre "un coup de projecteur" sur cette nouvelle forme de pollution qui a crû de 30% en dix ans, explique Agir pour l’environnement.

Parmi les organisateurs, figurent également l’Association des maires de France (AMF), l’Association française d’astronomie, l’Association pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN) et la Fédération des parcs naturels régionaux.

Ce premier "Jour de la nuit" s’inscrit dans le cadre de l’Année mondiale de l’astronomie et coïncide avec "Les Nuits Galiléennes" d’observation des étoiles les 23 et 24 octobre organisées par l’Observatoire de Paris sur les sites de Paris et Meudon.

Selon l’atlas mondial de la clarté artificielle du ciel nocturne, les halos lumineux progressent de 5% par an en Europe et masquent aujourd’hui la vision de 90% des étoiles dans les métropoles..

Ainsi, l’alternance jour/nuit s’estompe peu à peu, l’obscurité s’éclaircit, créant un effet de voile qui efface insidieusement la voûte céleste et fragilise la faune nocturne.

Les oiseaux migrateurs, habitués à se diriger avec les étoiles, sont attirés par les halos lumineux et sont désorientés par les phares en mer.

De nombreux insectes sont menacés : attirés par la lumière, ils viennent griller vifs sur les luminaires ou deviennent des proies faciles pour leurs prédateurs.

Chauve-souris et hiboux désertent les clochers qui restent éclairés la nuit.

Quant aux astronomes, ils sont obligés de s’éloigner de plus en plus des villes pour échapper au brouillard lumineux qu’elles diffusent et retrouver un peu de ciel noir dans lequel on distingue plus facilement les étoiles.

Aujourd’hui, ils privilégient des sites situés le plus loin possible des zones habitées, sur la cordillère des Andes au Chili, ou à Hawaï.

Et le gâchis énergétique est réel : l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) estime qu’on pourrait faire environ 40% d’économies sur les dépenses d’éclairage public en modifiant quelque peu les installations actuelles.

L’événement qui coïncide avec le passage à l’heure d’hiver dans la nuit du 24 au 25 octobre, sera l’occasion d’alerter l’opinion publique sur la nécessité d’économiser l’énergie, à quelques semaines du sommet des Nations Unies sur le climat à Copenhague.

De son côté, l’Onu étudie sérieusement l’idée de classer le ciel étoilé comme "patrimoine commun de l’humanité".

En France, le Pic du Midi et son observatoire dans les Pyrénées ambitionne de devenir le premier site européen labellisé "réserve de ciel étoilé.

D’autres sites sont consultables, pour connaître la pollution lumineuse de votre région, comme par exemple celle de l’Hérault... qui en prend années après années, comme la brûlure !...

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pollution lumineuse de l’Hérault ANPCN

C’est à nous tous d’agir aujourd’hui.
Que vos nuits soient bonnes, longtemps, longtemps... sur la planète Terre, pour vous et vos descendants.