Mortalités importantes d'oiseaux sauvages cet automne hiver 2018/2019

Mortalités importantes d’oiseaux sauvages cet automne hiver 2018/2019

Pour info à tous ceux qui s’inquiètent de la baisse d’oiseaux communs (et autres... espèces) autour de leurs maisons ou de leurs mangeoires par rapport aux années précédentes : lisez et agissez si cela continuait.

Qu’en comprendre ?
Comment agir ?
Vigilance citoyenne nécessaire pour prendre soin de notre bien commun qu’est la nature. N’ATTENDONS PAS PLUS.
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à la recherche des causes de la disparition des espèces qui disparaissent sous nos yeux

Outre les mortalités et destructions volontaires encore agissant de la part des humains, il existe depuis toujours des maladies qui opèrent partout dans toutes les populations, animales comme végétales, pouvant devenir "épidémiques" ou à grande ampleur et inquiéter. Normales, anormales... la frontière peut vite basculer.

Parfois liés à une seule cause : un microbe, un virus, un parasite, un prédateur... mais aujourd’hui, complexité et écologie des maladies obligent, ces évènements sont de plus en plus en lien avec plusieurs facteurs : évènements décrits comme multifactoriels dans un ensemble de génétiques, de petites ou grandes bêtes attendant une faiblesse immunitaire, de qualité des apports alimentaires, d’expositions à de multiples pathogènes ou toxiques ou encore à de perturbateurs endocriniens...

C’est là que réside toute la difficulté pour trouver facilement le pourquoi de leur disparition et le comment y remédier, si nous pouvions, nous les humains, agir alors en connaissance de causeS...

Constatons le plus objectivement, portons à analyser les espèces protégées qui sont suivies, bref agissons chacun à sa place.

La santé de la nature c’est aussi LE bio-indicateur de notre santé commune à tous.

C’est ce qui nous demande à tous d’agir et de participer.
Science participative citoyenne en action. C’est le moment de reporter et de contribuer à la compréhension fine de ce qui se passe.

1) Depuis cet hiver une mortalité importante de TOURTERELLES TURQUES et PIGEONS a été constatée dans nos deux départements (30 et 34).

Comme chaque année des maladies existent, mais cet hiver le phénomène semble plus important, et touchant d’autres espèces (cf plus loin dans l’article).

La Direction départementale de la protection des populations de l’Hérault a annoncé que les colombidés sauvages (tourterelles turques en particulier et aussi pigeon ramier) sont actuellement touchés par une épidémie de trois maladies :
- la maladie de Newcastle ou paramyxovirose, maladie virale très active cet hiver, avec des signes de torticolis, neurologiques et diarrhées,
- la trichomonose, maladie parasitaire aussi très opérante et sur de nombreuses espèces,
- et la variole aviaire - poxvirose (maladie virale agissant plus fin d’été avec transmission insectes piqueurs) avec de lésions nombreuses cutanées vite débilitantes.

Ces maladies, qui ne sont pas dangereuses pour l’homme, surviennent fréquemment dans la région et provoquent des mortalités importantes dans les populations d’oiseaux sauvages. Elles s’éteindront spontanément dans le cadre de leur cycle naturel.

L’attention de tous les éleveurs de pigeons est attirée sur l’obligation réglementaire qui leur est faite de vacciner tous leurs animaux contre la maladie de Newcastle et de limiter au maximum les contacts avec les oiseaux sauvages.

Ces précautions doivent également être suivies par tous les autres propriétaires de volailles vivant en plein air : les volailles doivent être hébergées sur des parcours protégés (volières, grillages, filets) ; les mangeoires et abreuvoirs doivent être placés à l’intérieur des bâtiments afin de ne pas attirer les oiseaux sauvages.

2) Une surmortalité par contre cette année particulièrement est aussi constatée chez les MOINEAUX DOMESTIQUES - et chez d’autres espèces comme les pinsons, mésanges, bien moins nombreux que les années précédentes, avec la suspicion de salmonellose et peut-être aussi d’autres virus ou maladies, non transmissibles à l’homme mais agissant de manière rapidement létale sur les petits oiseaux de la faune sauvage.

Et cette fois visible et reportée par tous...

QUE FAIRE ?

Si vous constatiez ce printemps un toujours grand nombre de mortalités sur les moineaux (espèce protégée) ou tout autre pinsons, mésanges, acheminez au plus vite les cadavres frais au laboratoire vétérinaire départemental de votre département
en ayant contacté au préalable les responsables de l’ONCFS de votre département, qui gèrent le protocole national SAGIR.

Service public qui, entre autre, est d’assurer gratuitement une "vigilance généraliste des maladies létales et des processus morbides de la faune".

3) une mortalité aussi importante de HÉRISSONS étant aussi observée depuis cet hiver, où les causes sont toujours en cours d’analyse, participez aussi sous le mode, science citoyenne, à collecter et amener le plus de données à ce niveau.

Informez-nous, mais si beaucoup de mortalités, acheminez-les via le réseau SAGIR à vos laboratoires vétérinaires départementaux respectifs, selon les lieux de découverte.

Merci à tous.