Les vautours méditerranéens

Les vautours méditerranéens

Il existe quatre espèces de vautours méditerranéens : le vautour fauve, le vautour moine, le vautour percnoptère et le gypaète barbu. Ce sont des rapaces charognards. Leur anatomie est adaptée à leur régime alimentaire nécrophage : un bec crochu pour déchirer les chairs, un cou duveteux qui se nettoie facilement et un système digestif permettant d’assimiler la viande putréfiée et de détruire les agents pathogènes. En éliminant les cadavres, les vautours évitent la dispersion des maladies dues à la putréfaction et sont des purificateurs du cycle biologique. De cette manière, ils sont des auxiliaires du pastoralisme. Ils aident les éleveurs en débarrassant rapidement les cadavres d’animaux d’élevage et limitant ainsi la propagation des contagions au sein des troupeaux.
Cependant, les populations de vautours ont connu un important déclin en France. Les causes sont essentiellement : l’empoisonnement par la strychnine (produit toxique utilisé pour éradiquer les renards et les loups et accumulé dans leurs cadavres), la chasse ou le braconnage, le dénichage intentionnel et la disparition des cadavres d’animaux d’élevage (diminution de l’élevage extensif et développement de l’équarrissage industriel). Si auparavant les vautours se nourrissaient uniquement de cadavres d’animaux sauvages, ils se sont adaptés à l’élevage et sont devenus tributaires des ressources alimentaires d’origine domestique.
Pour favoriser le retour et la sauvegarde des vautours méditerranéens, Goupil Connexion collabore avec les éleveurs pour installer des placettes d’équarrissage naturel ou placette d’alimentation afin de renouer avec un recyclage biologique. Les éleveurs déposent les cadavres d’animaux d’élevage dans un enclos protégé afin que les vautours et autres oiseaux charognards puissent s’en nourrir et les dégrader. Cette action de proximité à faible coût a un impact positif double sur l’environnement : elle permet la sauvegarde des vautours et limite les pollutions dues aux transports d’animaux morts vers les équarrisseurs industriels et aux poussières produites par l’incinération.