Bilan de l'année 2014

Bilan de l’année 2014

Les animaux accueillis :

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En 2014, l’Hôpital Faune Sauvage Garrigues-Cévennes a recueilli 1 606 animaux venant principalement du Gard (45%) et de l’Hérault (53%). Il y avait une cinquantaine de pensionnaires quotidiens en hiver et près de 300 en été. Un pic d’activité a été observé en juillet (450 entrées sur le mois, et 37 entrées le 17 juillet).

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Sur les 112 espèces accueillies à l’HFS en 2014, on comptait :

  • 88 espèces d’oiseaux (1345 individus - 84% des accueils) : 22% de passereaux (65 hirondelles de fenêtre, 52 moineaux domestiques, 45 mésanges charbonnières, 20 rouges-queues noirs, 13 fauvettes à tête noire) ; 15% de colombidés (113 tourterelles turques, 105 pigeons bisets, 19 pigeons ramiers) ; 14% de martinets noirs (226 individus) ; 12% de rapaces nocturnes (101 hiboux petits-ducs, 53 chouettes hulottes, 20 chouettes chevêche d’Athéna, 14 chouettes effraies des clochers, 6 hiboux grand-duc d’Europe) ; 9% de rapaces diurnes (59 faucons crécerelles, 43 buses variables, 27 éperviers d’Europe, 5 vautours fauves, 4 faucons crécerellettes) ; 6% de corvidés (62 pies bavardes, 21 choucas des tours) ; 3,50% d’oiseaux d’eau et assimilés (37 goélands leucophées, 5 hérons cendrés),
  • 17 espèces de mammifères (251 individus - 15,50% des accueils) : principalement des hérissons d’Europe (136 individus), des chauves-souris (36 individus toutes espèces confondues) des écureuils (29 individus) et des lapins de Garenne (14 individus),
  • 7 espèces de reptiles et batraciens (10 individus - 0,50% des accueils).

La plupart de ces animaux sont des espèces protégées et leurs populations sont en déclin en France et en Europe ; certains font l’objet d’un Plan National d’Actions.

Les causes d’entrée des animaux à l’HFS :

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Mis à part le ramassage des juvéniles tombés du nid au printemps et en été qui est la première cause (52% des accueils), les causes d’entrée sont très souvent liées aux incidences de l’Homme et de ses activités.
En effet, la deuxième cause est la prédation par les animaux domestiques (chiens et surtout chats) (15% des entrées, seulement 27% de survie), suivie des nombreuses collisions avec les véhicules (plus de 8%, moins de 20% de survie) et autres chocs accidentels (vitre, mur, arbre… environ 7% des accueils et plus de 36% de survie).
Le tir illégal représente 3,36% des accueils. 54 oiseaux reçus à l’HFS ont été plombés au cours de l’année (durant la période de chasse ou non, en hiver comme en été…). Parmi eux, notons 9 buses variables, 7 faucon crécerelle, 10 tourterelles turques, 6 pigeons bisets, 5 goélands leucophées, 2 milans noirs, 1 circaète Jean-Le-Blanc, 1 épervier d’Europe, 1 grande-aigrette, 2 hérons cendrés, 1 milan royal, 1 œdicnème criard, 2 choucas des tours, etc. Ces animaux nécessitent souvent des soins lourds et longs, des opérations chirurgicales et ont un pourcentage de survie d’environ 41%.
D’autres causes d’origine anthropique sont responsables de l’arrivée des animaux à l’HFS : le piégeage intentionnel ou non (1,68% - 27 individus) ; le dénichage actif (<1% - 14 individus) ; l’empoisonnement à la mort aux rats (0,5% - 8 individus - 37% de survie) ; l’électrocution (0,4% - 6 individus - 0% de survie) ; la détention illégale (4 rapaces - 100% de survie) et le choc avec les lignes électriques (2 cigognes blanches - 50% de survie).
Les causes d’accueil « naturelles » sont les maladies (3,24% des accueils et plus de 23% de survie) et le parasitisme (1,5% des accueils et plus de 29% de survie).

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Environ 50% des animaux retrouvent leur milieu naturel. Si on comptabilise seulement les individus viables à leur arrivée à l’HFS ce taux s’élève à 76%.
La majorité des causes d’entrées pourrait être évitée par des comportements plus attentifs et respectueux. Il est important de sensibiliser les habitants aux problèmes rencontrés par la faune sauvage.

Estimation des coûts :

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Au total, 126 345,70 € (coûts réels + bénévolat valorisé) ont été dépensés pour venir en aide aux 1606 animaux de l’année 2014.