Les vautours et la pollution de l'air par les particules fines...

Les vautours et la pollution de l’air par les particules fines...

Les vautours au secours de la pollution de l’air par les incinérateurs industriels (c’est LA QUASI VOIE UNIQUE EN 2014 du traitement des toujours plus nombreux déchets domestiques et "déchets- mortalités" de l’élevage, pêche, agro-alimentaire et de la grande distribution en EUROPE, sauf là où les vautours remontrent leurs ailes)… Pollution par des particules fines pathogènes qui progressent d’années en années.

C’est le moment d’analyser la globalité de ce phénomène qui s’aggrave depuis 20 ans pour arriver à sereinement décider de changer certains niveaux et pratiques de productions à risques non nécessaires, aux impacts dangereux pour la santé publique et économique de nos pays du Nord, pensés encore comme modèles de développement.

Il est temps tous de prendre soin de nous et de la seule planète habitable que l’on connaît.


Petit rappel de réalité en 2016 : l’article du Monde sur les 48 000 morts chaque année en France

Il est enfin temps de prendre soin de nous, de la seule planète habitable et des vautours européens et mondiaux, de cette guilde des recycleurs naturels qu’on connait si mal, en danger plus encore chez nous avec nos moyens industriels puissants, tant que nous nous penserons seuls au monde à savoir faire.

En recyclage et traitement des déchets, nous avons beaucoup à apprendre, innover et progresser. C’est une évidence. Alors poussières tueuses invisibles versus charognards recycleurs depuis des milliers d’années qui deviendraient de dangereux prédateurs, des indésirables ? il faut s’éveiller à la vie avant d’avoir le souffle coupé.

Silence, on tourne : ingénierie écologique au service de la santé publique des populations, version XXIème siècle.

Avec des infos de mai 2014, à lire dans la presse : la hausse historique du CO2 dans l’air…

Et puis dans la presse vétérinaire, sous haute pression pourtant des lobbies agro-tech-industriels, Laurence Crenn, vétérinaire dans le Jura prend la parole dans la Semaine Vétérinaire -n° 1577 du 21.3.14- pour les vautours, alertant du danger du diclofénac (AINS) en développement en médecine rurale en Europe.

"Il faut se mobiliser pour les vautours",

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Les vétos se mobilisent pour les vautours - SV mars 2014

Merci Laurence de veiller sur nous et sur eux qui n’ont pas souvent la parole.

Pour se mobiliser à ce niveau en Europe et signer la pétition en ligne.


Dans "notre presse professionnelle vétérinaire favorite" plusieurs articles ont pourtant déjà abordé les vautours : des reportages dans la Jonte (2012) et en Inde (2013) justement sur cette problématique de la toxicité des anti-inflammatoires sur les vautours asiatiques.

N’empêche qu’aujourd’hui de grands groupes pharmaceutiques français, donc européens, cherchent à développer pour l’élevage européen et mondial des anti-inflammatoires déjà connus par leur toxicité sur ces recycleurs naturels. Amnésie ou… ?

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Paris, avant et pendant...

Un peu comme si l’existence des vautours indiens ou ceux des Cévennes, mais surtout leur rôle dans l’écosystème qui héberge l’humanité et ses tribus depuis des millions d’années n’étaient qu’une composante exotique ou préhistorique, très loin de nous dans le temps et dans l’espace. Comme si, du moins en Europe du Sud, cette composante naturelle et biologique du recyclage par les vautours et consorts, n’était pas depuis toujours en fonction, chez nous ; certes avec des hauts et des bas.

Qu’on l’ait oubliée ou qu’on ne la connaisse pas très bien dans les arcanes des laboratoires pharmaceutiques et autorités sanitaires européennes, cela se peut encore se comprendre, voire s’excuser.

Qu’on ne soit pas plus curieux et attentifs, pro-actifs à ce qui se passe autour de nous en Europe, c’est déjà plus inquiétant : depuis 20 ans des choses bougent dans les campagnes, que ce soit dans les crises sanitaires de nos systèmes industriels et agricoles, de nos choix énergétiques comme des traitements de très nos nombreux déchets -déchets domestiques, déchets issus d’élevage et de l’agroalimentaire, déchets de la distribution - tous s’invitent dans nos villes et territoires, de nos assiettes à nos poumons en passant par nos poubelles.

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les conseils pour bien vivre en pollution

C’est le moment de continuer d’en faire sens au plus grand nombre… y compris aux vétérinaires et leaders pharmaceutiques, pour beaucoup vivant loin des survols des vautours. Aux journalistes.

À la suite du message lancé par notre consœur jurassienne, je reprendrais :

-  oui, il nous faut prendre plus soin encore de « nos » vautours français et européens et bannir tout produit vétérinaire connu comme toxique ou dangereux de « leurs ressources trophiques ». (cela va bien sûr des AINS sauf le meloxicam qui semble non toxique, des euthanasiants et bien d’autres biocides sur les zones à recyclage naturel déjà en fonction)

-  parce que le rôle des vautours dans le recyclage biologique est important et nécessaire dans toute l’Europe du sud, liée au reste du monde sud (Afrique, Maghreb, Péninsule arabique, Inde, Asie) pour des raisons qu’on peut aisément comprendre.

-  et puis aussi, parce que l’actualité météorologique en France de la fin d’un hiver presque trop chaud (pourquoi donc ?) permet de faire un lien direct entre les récentes pollutions de l’air par particules fines qui s’invitent à nos quotidiens : non, les automobiles diesels si écolo pourtant ne font pas tout… ça se saurait.

Levez le nez : atmosphère, atmosphère ? Arletty est déjà loin des quais de Paris. Aujourd’hui « respirer peut à nuire gravement à votre santé… »

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Lyon, pollution aussi.
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Paris pollué.

C’est donc bien le moment chez nous aussi de réfléchir et penser plus loin.
Et les vautours ne sont pas loin. Suivez le guide.

Mais, pas d’angoisse écologique douloureuse comme à Fukushima. On a encore un peu de temps pour réfléchir à l’avenir de notre parc atomique français vieillissant. On va prioriser les urgences.

L’urgence est « aux poussières » qui posent et vont poser de plus en plus de problèmes SANITAIRES HUMAINS (cela fait certes bien travailler les CHU, les pneumologues, les cancérologues, les médecins, les pharmaciens, l’industrie pharmaceutique… mais est-ce bien raisonnable de contribuer à rendre les gens et les enfants malades, les intoxiquer parce qu’on ne sait rien faire de mieux ?).

Ce ne sont "que des poussières" auxquelles nous avons à réfléchir pour comprendre mieux et globalement d’où elles viennent et s’autoriser tranquillement et librement à agir pour nous évidemment, et les générations qui montent. Qui a envie d’être malade ?

Il n’y a pas QUE les diesels à éliminer après les avoir vantés comme les plus écolos des moteurs. Trop simple.

« L’arbre » des voitures diesel cache « une forêt » beaucoup plus efficace en production toxique de poussières fines et résidus dangereux pour nos santés (des dioxine, PCB, pesticides aux antibio-résistances) avec des impacts non négligeables sur le climat, nos consommations énergétiques, notre facture et nos équilibres économiques et écologiques.


Mais revenons à notre météo printanière française pas très encourageante de mi mars 2014 :

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La carte des 34 départements alerte pollution aux particules fines, mars 2014

Et au niveau européen… ce n’est pas beaucoup mieux.

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Concentration particules PM 10 en Europe le 14 mars 2014, carte établie par PREV’AIR

Quelle est donc l’origine complexe de ces poussières, d’où viennent-elles ?

Une météo trop belle cet hiver, un climat qui change, des productions trop nombreuses de poussières non maîtrisées ni maîtrisables et voilà 34 départements français devenant irrespirables mi mars 2014, cause anticyclone et présence de particules non nécessaires...

Il s’en est dit des choses, qui des transports, des voitures, du diesel, des chauffages urbains. De ce qui fallait faire ou ne plus faire.
On a même pensé à commencer d’expliquer aux céréaliers « pollueurs » qu’ils n’auraient peut-être plus l’autorisation d’utiliser leurs gros engins diesels pour traiter et épandre et semer... On a beaucoup parlé des autos, des vélos, des transports des personnes et des biens, des avions aux camions.

On a peu abordé les impacts quotidiens non négligeables en production de poussières provenant des systèmes actuels en plein essor du « traitement de nos trop nombreux déchets » qu’ils soient domestiques, urbains ou en provenance du monde agricole, de l’élevage, de la pêche, de l’agro-alimentaire européenne, de nos industries et nos hyper-consommations.

Et... la pluie est revenue ce printemps 2014, l’anticyclone s’en est allé et nous sommes revenus pour un temps de toutes ces interrogations.

Rangée l’écotaxe, le temps des élections et du calme à assurer dans les campagnes françaises, rangée l’inquiétude des antibio-résistances et du découplage de la prescription - délivrance des antibiotiques bien trop utilisés partout, rangée pour un temps cette pollution à particules fines pourtant déjà responsable de bien de maux humains…

Qui connaît, qui s’intéresse aux évolutions récentes des services d’incinération développés de manière exponentielle depuis les 20 dernières années ?

Des humains qu’on n’enterre moins après la vie, c’est une chose, à nos chiens, chats, et maintenant chevaux qu’on incinère bientôt tous aussi par "amour" et "modernité", en passant par tous les déchets de nos poubelles grises – urbaines comme rurales – si mal recyclées et plus encore tous les déchets agro-alimentaires, dont les résidus d’élevage, de productions et de nos consommations de masse, des incinérateurs industriels brûlent partout en France et en Europe pour laisser propres, hygiéniques et « sains » nos territoires… avec des effets, des impacts à étudier et prendre en compte à terme dans nos balances sanitaires, écologiques et économiques.

Les récentes pollutions de l’air sont à croiser bien évidemment à ce niveau. Nous n’avons jamais autant brûlé dans notre histoire européenne. Bien plus que les feux de bois dans nos cheminées ou nos cigarettes électroniques… incriminés aussi entre deux moteurs diesels !

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Les secteurs responsables production particules fines

L’incinération agro-industrielle dite de "traitement des déchets" s’est développée, à côté du traitement de nos poubelles partout en Europe du Nord grâce au pétrole quand il n’était pas trop cher, aggravé des crises sanitaires comme la vache folle, les épizooties comme la fièvre aphteuse, accompagnant et traitant les déchets nombreux de l’hyperproduction en élevage intensif.

-  Au détriment de toute une biodiversité complexe (des micro-organismes avec qui on commence à co-opérer comme avec la biomasse dans certains rares cas heureux, aux macro-organismes de l’avifaune, la guilde des recycleurs, qui agit à ces niveaux)

- Au détriment de la santé publique aujourd’hui qui met du temps à comptabiliser les problèmes sanitaires acquis de ces nouvelles pratiques.

- Au détriment de notre économie et de notre capacité à innover, à créer et de continuer d’inventer autrement un monde partagé, du nord au sud.


Aujourd’hui des incinérateurs alimentent cimenteries, huileries, chauffages urbains, industries… mais avec quels effets, à quelle échelle, sur quels volumes ? Qui s’intéresse ? l’ADEME émet régulièrement des avis et des tendances à venir.
Qui s’en préoccupe ?

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Avis de l’ADEME sur les limites du "traitement" des déchets en 2012

-  Pour les déchets d’élevage et des productions animales, de la mer au champ, deux grands groupes européens s’occupent en France de leur « traitement ». Saria et Atemax. Il faudrait y rajouter les récents incinérateurs pour animaux de compagnie. Pas encore au niveau des précédents en volume.

-  Pour les poubelles grises… 130 incinérateurs fonctionnent en France. Là aussi, avec des impacts non négligeables.

Tous sont à analyser de près, à chiffrer en tonnages et en coût et en impacts à moyen et long terme.

Plus simple à réfléchir et moins anxiogène que devoir penser à notre parc atomique.

Mais les déchets, ce n’est toujours pas très attractif ni porteur pour le grand public ni pour les leaders et décideurs.

À nous d’en changer la donne. Surtout avec ces magnifiques ambassadeurs que sont les oiseaux, nomades du vent et du ciel qui viennent du bout du monde nous régaler les yeux et s’occuper du nettoyage de surface.
Invitation au voyage.

Loin des yeux, loin du cœur… mais plus très loin de nos narines et de nos cellules aujourd’hui. C’est le moment de réfléchir en toute sérénité.

Le « après la vie », en lien avec son assiette et sa propre vie et celle de ses nombreux objets, l’homme moderne, urbain, pressé aime moyen voire pas du tout : on est donc passé pour les déchets animaux des équarrissages naturels à recyclage vertueux (comme on en voit encore dans les pays du sud en voie de développement comme on les nomme) à des procédés industriels, capables surtout de traiter des volumes de plus en plus importants. Et les crises sanitaires des farines animales ont signé le « tout incinération ». Même choses pour les décharges à ciel ouvert de toutes nos consommations confondues.

Ce service de traitement hygiénique par le feu de l’incinération, encore jouable et peut-être entendable avant la crise de 2008 est aujourd’hui co-responsable d’effets induits qui s’accumulent, à prendre en compte dans de nombreux domaines… dont notre survie à moyen terme.
Évolution, mode d’emploi.


Les cartes parlent d’elles-mêmes :

1/ Pour le traitement des déchets « animaux et agro-alimentaires, les déchets des abattoirs, de la grande distribution, etc » :

- En France, on a la Saria, filiale française du grand groupe allemand Rettmanns, les triangles sont les lieux d’incinérations.

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la carte des sites (transferts ET incinérateurs) SARIA 2007

- on a aussi Atemax (diversité et concurrence obligent) :

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carte sites traitements (transferts ET incinérateurs) des déchets animaux ATEMAX

Leurs métiers, leurs expertises sont affichés :

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Les métiers de la SARIA

- Mais on a … aussi les vautours (et consorts, on parle d’une guilde de l’avifaune recycleuse) qui existent pourtant bien depuis toujours dans tout le sud de l’Europe (et ailleurs dans le monde), sur une niche écologique d’un recyclage gratuit et efficace des matières et déchets biologiques, vertueux en impacts sur le climat, les coûts énergétiques et les productions de particules.
Étonnants qu’on ne les invite pas plus sur les plateaux des journaux télévisés pour débattre de cette problématique qui nous concerne tous.

Vautours contre pollution de l’air, avec impacts positifs sur le climat et le CO2, nos consommations en énergie et en pétrole comme en production de particules et de dioxine.
Les vautours, dépollueurs et épurateurs gratuits et écologiques, agents de recyclages efficaces, contributeurs à notre bonne santé à tous...

Le dernier service public gratuit comme La Hulotte© de Pierre Déom sait si bien le dessiner.

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Le service public de notre ami P. Déom de la Hulotte ©

ÉTRANGES ÉTRANGERS qu’ils sont devenus, en Cévennes, là où ils reviennent petit à petit – depuis 40 ans après leurs quasi destruction - avec des placettes éleveurs autorisées mais aussi des projets avec des collectivités, y compris auprès d’abattoirs pour développer des zones sécurisées et fonctionnelles de recyclage écologique vertueux, propulsant aussi un nouvel écotourisme et un appui certain à un grand pan de la biodiversité dont on pensait se passer…

En Cévennes, en Languedoc, en Paca… bref, dans le sud pourtant si peuplé d’humains consommateurs de viande, et d’élevages… tous nos déchets du sud font de l’autoroute pour aller se faire griller pour produire du ciment dans l’Allier… Les oiseaux spécialisés sédentaires locaux ou migrateurs n’en sont toujours pas revenus !

Regardez le trajet et les coûts induits : une fois par semaine, un camion moderne vient chercher les déchets de l’abattoir du Vigan (30) pour Beaucaire (30) puis monte sur Bayet (03). Chaque éleveur, petit ou industriel, paye aujourd’hui "ses enlèvements" pour le même chemin. Les piscicultures idem. etc, etc…

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Itinéraire aller simple Le Vigan (30) -> incinérateur de Bayet (03) : 658 Km

606 km aller.

C’est vrai qu’à l’époque le baril de pétrole était à 30 $ et qu’on avait moins de problèmes respiratoires et autres SRARS, de circulations alternées à gérer sous masques...

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Dans le sud de la France… le long chemin des cadavres animaux et nombreux déchets abattoirs et boucheries
Rentable ?

Car étonnant non, les vautours sont justement dans la partie sud de la carte de France… là où il y a le moins d’alertes à la pollution de l’air ces jours, là où il y a moins d’incinérateurs et de poussières.
Croisez les cartes.
De là à penser…

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la carte française de présence des vautours (1)
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la carte française de présence des vautours (2)
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distribution Vautours Fauves (sédentaires et migrateurs parfois) en Europe

Mais partout là où les liens naturels avec le territoire se sont coupés, où on ne sait même plus que ces vautours sont bien français et surtout peu savent ce qu’ils viennent faire au dessus de nos campagnes.

On entend de tout : n’y en aurait-il pas de trop de ces oiseaux ? Maintenant que les hommes les « nourrissent »… ils vont s’habituer… pulluler… changer, devenir prédateurs…
Pour l’instant, que les chaumières se rassurent ils semblent s’avérer moins dangereux que ces micro-poussières et pollutions invisibles, les chercheurs du monde continuant de travailler à en démontrer l’intérêt éco-systémique et éco-nomique.
Ils nous feraient même faire des économies !

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évolutions des populations de vautours français entre 1970 et 2011

Lisez juste un peu ce qu’ils nous permettraient de traiter gratuitement et d’économiser. Et on ne parle pas là des poussières et de leurs conséquences qui coûtent aussi.

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calcul des économies faites grâce aux vautours

Et puis… ils ne sont pas seuls, c’est tout un grand volet de la biodiversité en action à laisser travailler et à en profiter.
Produire des connaissances nouvelles, partout où ils travaillent, créer des emplois, bref, se régaler mutuellement de cette vie en plein air, essayant entre deux pics de pollutions de ne pas tomber trop vite malades.

Avenir et innovation dans les campagnes européennes.

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Tourisme, vautours, économies et bonne santé

Alors un peu plus de recyclage biologique naturel et gratuit, un peu moins de l’industriel ? C’est à nous tous de faire aussi des comptes et de réfléchir, faire réfléchir sur ce que l’on veut vivre ici, d’y contribuer et d’évoluer encore et encore.

Quelques images des passages industriels obligés de "nos cadavres et des nombreux déchets alimentaires" du grand sud de la France.

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les lieux (transfert et incinération) de nos déchets animaux
2/ Pour le traitement des déchets domestiques quotidiens… toutes nos poubelles grises si pleines et si peu triées ni recommandables.
Ce n’est pas mieux. Près de 130 incinérateurs tournent en France, de plus en plus.
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La carte des 130 incinérateurs des déchets domestiques en France
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La carte des 130 incinérateurs des déchets domestiques en France

Et en Europe aussi.

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La carte des incinérateurs des déchets domestiques en Europe

Nous nous arrêterons là.

Il faut connaître de plus près les tonnages incinérés et brûlés et être conscient de ce qui se passe depuis moins de 20 ans…
Diesels en plus, écotaxes en moins… nos poumons chargent. Et ceux de nos enfants, n’en parlons pas. Et de l’asthme par-ci, de l’allergie par-là, un cancer à cellules rondes, un lymphome par ici… On a pas fini d’en découdre.


Dans ce contexte, les vautours sont évidemment à protéger, à mieux connaître et aimer pour nous aider à recycler gratuitement. Ici en Europe comme partout dans le monde.

Regardez ce qu’il font gratuitement collectivement si bien en si peu de temps…

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Serie Bruno Berthemy©

Une chance pour les territoires où ils ont longtemps subsisté, parfois disparus mais depuis quelques années protégés et aidés des hommes pour retrouver leurs populations viables et fonctionnelles.

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Cohabitation - mutualisme - évolution
Bonheurs !

Cette connaissance éco-systémique est à comprendre, étudier, retrouver et à diffuser au plus grand nombre d’entre nous : les urbains -bien plus nombreux que les ruraux aujourd’hui-, les paysans autant que les ingénieurs, vétérinaires, architectes, urbanistes, journalistes, économistes et bien sûr les responsables de recherche en agro-alimentaire ou en pharmaceutique, en développement rural, pas seulement à réserver aux scientifiques et écologues passionnés de « vautourologie » : nous avons tous quelque chose à voir avec cette affaire.

Et merci à notre jeune vétérinaire du Jura d’avoir réaffirmé l’importance pour nous pays développés de dire NON aux chimies – comme les anti-inflammatoires non nécessaires - qui impacteraient comme on le sait aujourd’hui plus encore cette avifaune dont on a TOUS besoin.


et l’article de José Tavares qui parait en avril :

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Article Avril 2014 de J Tavares 4Vultures sur les vautours français et le Diclofenac à bannir

En attendant, bon printemps à tous

Marie Pierre Puech
Vétérinaire en Cévennes
Présidente de l’association Goupil Connexion – 34190 Brissac
www.goupilconnexion.org